Namibie : Le phosphate marin autorisé malgré les inquiétudes environnementales
- redacteur3.0
- août 25, 2026
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La Namibie a accordé les autorisations environnementales au projet « Sandpiper », ouvrant la voie à l’exploitation commerciale de phosphate dans les fonds marins de l’Atlantique. Le projet, présenté comme une première mondiale de dragage marin de phosphate, suscite toutefois l’opposition d’organisations écologistes et du secteur de la pêche.
Les défenseurs de l’environnement alertent notamment sur les conséquences du dragage pour les écosystèmes marins. Selon la scientifique marine Bronwen Currie, cette activité pourrait libérer des métaux lourds et des substances toxiques présents dans les fonds marins, avec un risque de contamination de la chaîne alimentaire et de diminution des stocks de poissons. La Confédération des associations de pêche de Namibie envisage également de contester l’autorisation environnementale accordée au projet.
L’exploitation doit être assurée pendant vingt ans par Namibian Marine Phosphate (NMP), une société détenue à 85 % par un groupe minier basé à Oman. L’entreprise avait déjà obtenu une licence pour exploiter du phosphate marin il y a quinze ans, avant l’interruption du projet deux ans plus tard en raison des préoccupations environnementales.
NMP prévoit désormais d’extraire trois millions de tonnes de concentré de phosphate par an, à environ 120 kilomètres des côtes namibiennes. Le groupe précise toutefois que l’exploitation commerciale ne pourra pas débuter immédiatement, plusieurs démarches liées à l’obtention des permis restant à finaliser.
Le projet ouvre ainsi un nouveau débat en Namibie entre les perspectives économiques liées à l’exploitation du phosphate et les risques potentiels pour l’environnement marin et la pêche

