Congo-Brazzaville : La société civile réclame des explications après une fusillade
- redacteur3.0
- septembre 5, 2026
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- Anatole Collinet Makosso, Congo Brazzaville, droits de l’Homme, fleuve Congo, forces de l'ordre, incident frontalier, Makotimpoko, RDC, relations Congo-RDC, sécurité fluviale, société civile
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Plus d’une semaine après l’accrochage violent sur le fleuve Congo, au niveau de Makotimpoko, la société civile demande aux autorités de Brazzaville et Kinshasa de clarifier le sort de deux membres des forces de l’ordre congolaises toujours portés disparus, et réclame réparation pour les deux autres agents séquestrés et blessés.
Dans la nuit du 26 au 27 août, deux patrouilles fluviales venues de chacun des deux Congos se sont affrontées. Des agents de la force publique du Congo-Brazzaville ont été séquestrés temporairement par les forces armées de la RDC. Deux autres restent introuvables à ce jour.
Un appel à ne pas sacrifier les victimes
Pour Roch Euloge Nzobo, coordonnateur du Cercle des droits de l’homme et du développement, il ne faut pas sacrifier les victimes et leurs familles pour préserver les bonnes relations entre les deux voisins. Cet acteur de la société civile plaide pour que Brazzaville exige de Kinshasa que tout soit mis en œuvre afin de retrouver les corps des deux agents disparus et de les remettre à leurs familles pour des obsèques dignes. Il dénonce des traitements cruels, inhumains et dégradants infligés aux victimes, allant jusqu’à leur diffusion sur les réseaux sociaux.
Une visite officielle et des explications gouvernementales
Les deux hommes séquestrés, pris en charge à l’Hôpital central des armées de Brazzaville, ont reçu le 29 août la visite du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.
En début de semaine, devant les députés de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale à Brazzaville, les ministres de la Défense et de l’Intérieur ont rappelé que plusieurs îles du fleuve appartenant au Congo sont habitées par des ressortissants de la RDC, dans un esprit de bon voisinage. Le ministre de la Défense a qualifié les faits d’« incident regrettable », condamné les « images humiliantes » diffusées, tout en insistant sur la volonté du gouvernement de privilégier le dialogue.

