RDC : La C64 maintient la pression sur Tshisekedi avant l’ultimatum du 15 août
- redacteur3.0
- août 13, 2026
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En République démocratique du Congo, la coalition d’opposition C64 maintient son ultimatum au président Félix Tshisekedi pour la convocation d’un dialogue national inclusif. À deux jours de l’échéance, l’opposition prévient qu’elle pourrait appeler à des manifestations si aucune avancée significative n’est enregistrée.
La C64, principale coalition de l’opposition, avait fixé au 15 août la date limite pour obtenir la convocation officielle de ce dialogue, présenté comme un moyen de rechercher une issue à la crise politique et sécuritaire que traverse le pays. L’opposition avait déjà menacé d’organiser des manifestations, avant de reporter son mouvement à la demande des confessions religieuses engagées dans des discussions avec le chef de l’État.
Cette fois, la coalition affirme qu’elle entend maintenir la pression. Pour elle, le dialogue doit notamment permettre de préserver l’ordre constitutionnel et de s’opposer au projet de modification de la Constitution défendu par le pouvoir. Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et membre de la C64, a réaffirmé cette position lors d’une conférence de presse à Kinshasa.
« La finalité n’a pas changé. Il s’agit d’empêcher le renversement de l’ordre constitutionnel en vigueur dans notre pays », a-t-il déclaré. Selon lui, si aucune avancée n’est enregistrée d’ici au 15 août, la coalition annoncera des actions pour faire pression en faveur de l’ouverture du dialogue.
L’opposant appelle ainsi Félix Tshisekedi à privilégier le dialogue. Il estime que le temps presse et prévient que la coalition pourrait aller jusqu’à appeler la population à la désobéissance civile. « Nous allons appeler le peuple congolais à s’assumer. Ça peut aller très loin », a-t-il averti.
À l’approche de l’échéance fixée au 15 août, les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour les discussions entre le pouvoir et l’opposition. La C64 assure, pour sa part, qu’elle ne souhaite plus repousser son ultimatum.

