RDC : Deux cas suspects d’Ebola détectés à Kisangani, des analyses en cours

La 17ᵉ épidémie d’Ebola poursuit sa progression en République démocratique du Congo (RDC). Deux cas suspects ont été détectés à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, une ville jusqu’ici épargnée par le virus. Les autorités sanitaires attendent désormais les résultats d’un second test de confirmation.

Les deux patients ont été déclarés positifs à un premier test moléculaire rapide (PCR-Radione). Une analyse par RT-PCR, considérée comme la méthode de référence, est actuellement en cours afin de confirmer ou d’infirmer ces résultats. En attendant, ces cas ne figurent pas encore dans le bilan officiel de la 17ᵉ épidémie d’Ebola.

Le premier patient présente un lien avec la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri, où 35 cas confirmés et 13 décès ont déjà été recensés. Cette localité est reliée à Kisangani par un important axe de circulation fréquenté, notamment dans le cadre des activités minières. Fin juin, une mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) y avait déjà identifié plusieurs insuffisances dans la surveillance des données sanitaires. En revanche, aucun lien épidémiologique n’a pour l’instant été établi concernant le second patient. Cette situation suscite des inquiétudes parmi les équipes de riposte, qui redoutent l’existence d’une chaîne de transmission passée jusque-là inaperçue.

Plus de 600 décès depuis le début de l’épidémie

Selon le dernier bilan relayé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’appuie sur les données des autorités congolaises, l’épidémie a déjà fait 600 morts. Au total, 1 759 cas confirmés ont été enregistrés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Le principal foyer de l’épidémie demeure l’Ituri, dans le nord-est de la RDC, à la frontière avec le Soudan du Sud et l’Ouganda. Le virus circule également dans les provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Déclarée officiellement le 15 mai, cette 17ᵉ épidémie est provoquée par le variant Bundibugyo, pour lequel il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement spécifique. Les autorités sanitaires estiment que la crise pourrait encore durer plusieurs mois.

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