Nigeria : 268 morts de la fièvre de Lassa

L’épidémie de fièvre de Lassa continue de peser sur le système sanitaire nigérian. Le pays a enregistré 268 décès et 1 138 cas confirmés depuis le début de l’année 2026. Le taux de létalité atteint désormais 23,6 %, selon les dernières données du Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies.

La situation reste préoccupante au Nigeria. Entre le début de l’année et la semaine épidémiologique du 28 septembre au 4 octobre, les autorités sanitaires ont recensé 1 138 cas confirmés de fièvre de Lassa. Parmi les personnes touchées, 268 sont décédées. Ces chiffres traduisent une dégradation par rapport à la même période en 2025. Le nombre de cas confirmés était alors de 924, pour 172 décès. Le taux de létalité est également passé de 18,6 % à 23,6 %.

Les dernières données font apparaître un contraste. Le bilan cumulé continue d’augmenter, mais les nouvelles contaminations confirmées ont reculé au cours de la dernière semaine étudiée. Trois nouveaux cas ont été signalés pendant la semaine 40, contre treize la semaine précédente. Cette diminution ponctuelle ne signifie cependant pas que l’épidémie est maîtrisée. Les chiffres cumulés demeurent supérieurs à ceux de l’année précédente et le taux de létalité reste élevé. La fièvre de Lassa est une maladie virale qui se transmet principalement à l’être humain par contact avec des aliments ou des objets contaminés par les excréments ou l’urine de rongeurs infectés. Une transmission entre personnes est également possible, notamment dans les structures de soins lorsque les mesures de prévention sont insuffisantes.

La détection précoce reste essentielle

La gravité de la maladie varie selon les patients. Certaines infections sont peu symptomatiques, tandis que d’autres peuvent provoquer des complications sévères. Une prise en charge tardive peut notamment aggraver le pronostic. Les autorités sanitaires insistent donc sur l’importance de consulter rapidement en cas de symptômes suspects et de renforcer les mesures de prévention. La protection des aliments, l’hygiène des habitations et la lutte contre les rongeurs figurent parmi les moyens de limiter les risques de contamination.

Le bilan publié par le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies rappelle ainsi que la fièvre de Lassa demeure un enjeu majeur de santé publique dans le pays. Malgré le recul des nouveaux cas observé sur une semaine, la hausse des décès et du taux de létalité appelle à la vigilance.

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