Djibouti : Des dizaines de morts dans un tragique naufrage
- redacteur3.0
- octobre 13, 2026
- société
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Un nouveau naufrage a endeuillé la route migratoire entre la Corne de l’Afrique et la péninsule Arabique. Une embarcation transportant des migrants a chaviré au large de Djibouti dans la nuit du 8 au 9 octobre. Le bilan initial faisait état de 109 morts et de 116 disparus, avant d’être révisé à la hausse par la suite.
La traversée vers le Yémen a une nouvelle fois viré au drame. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le bateau transportait plusieurs centaines de personnes lorsqu’il a chaviré près de Guhere, au nord d’Obock, sur la côte djiboutienne. Les premières informations communiquées le 11 octobre faisaient état d’au moins 109 morts, dont 15 enfants, et de 116 personnes portées disparues. Des survivants ont indiqué que l’embarcation se dirigeait vers le Yémen. Les opérations de recherche et de secours ont été engagées avec les autorités locales.
Le bilan a ensuite évolué. D’autres informations relayées le même jour ont fait état de 139 morts et de 84 disparus. Les équipes de secours poursuivaient leurs opérations, tandis que les survivants recevaient une assistance.
Une route migratoire particulièrement dangereuse
Djibouti constitue un point de passage pour des migrants, notamment originaires d’Éthiopie, qui cherchent à rejoindre le Yémen avant de poursuivre leur route vers les pays du Golfe. Beaucoup espèrent y trouver de meilleures conditions de vie ou des possibilités d’emploi. Mais la traversée du golfe d’Aden et du détroit de Bab el-Mandeb expose les voyageurs à des risques considérables. Les embarcations peuvent être surchargées ou inadaptées à la navigation. Les passagers sont aussi confrontés aux conditions maritimes, aux réseaux de passeurs et aux difficultés d’accès aux secours. L’OIM souligne que la pauvreté, l’insécurité et les effets du changement climatique contribuent à pousser des personnes sur cette route malgré les dangers. En 2025, plus de 900 migrants y sont morts ou ont été portés disparus, selon l’organisation.
Des drames qui se répètent
Ce naufrage s’inscrit dans une succession de tragédies enregistrées sur cette voie migratoire. Un autre naufrage avait déjà été signalé au large de Djibouti en avril 2026. Les incidents répétés mettent en évidence les risques encourus par les personnes qui tentent de traverser la mer dans l’espoir d’atteindre les pays du Golfe. La répétition de ces drames pose aussi la question des moyens de recherche et de sauvetage, de l’assistance aux survivants et de l’existence de voies migratoires sûres et légales. Les opérations d’urgence peuvent sauver des vies, mais elles ne suffisent pas à supprimer les causes qui poussent les migrants à entreprendre ces traversées.
Pour les familles des victimes, l’attente reste douloureuse. Tant que des personnes demeurent portées disparues, le bilan humain peut encore évoluer.

