Niger : La junte accuse plusieurs pays d’avoir soutenu la mutinerie

Au Niger, la junte a diffusé mardi 2 septembre à la télévision d’État le témoignage d’un capitaine accusant plusieurs pays et organisations d’avoir soutenu la mutinerie des 28 et 29 août. La Côte d’Ivoire, le Bénin, la France, le Tchad, la Cédéao ainsi que des proches de l’ancien président Mohamed Bazoum sont notamment mis en cause.

Face caméra, le capitaine Roger Gabriel, présenté comme membre du premier bataillon parachutiste, affirme avoir été contacté avant les affrontements par des militaires impliqués dans la mutinerie. Il dit avoir refusé de leur apporter son soutien. Le militaire évoque également un appel d’un proche de Mohamed Bazoum, qui lui aurait indiqué que le Bénin et la Côte d’Ivoire disposaient de l’accord de la Cédéao pour intervenir en soutien aux insurgés. Il affirme aussi avoir été contacté par deux militaires tchadiens.

Selon son témoignage, l’un d’eux lui aurait parlé d’une intervention depuis le Tchad, pilotée par les autorités tchadiennes et les forces spéciales françaises pour soutenir les mutins retranchés à la base 101.

Des accusations sans preuves

Ces accusations n’ont, pour l’heure, été accompagnées d’aucune preuve. Le président tchadien Mahamat Idriss Déby a réagi indirectement sur les réseaux sociaux en publiant un verset du Coran appelant à ne pas « mêler le faux à la vérité ». Les autorités nigériennes n’ont toujours pas communiqué de bilan officiel des affrontements. Ceux-ci ont opposé des militaires rebelles, principalement issus des forces spéciales, à la garde présidentielle soutenue par les forces russes de l’Africa Corps.

Le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani, et les principaux membres du gouvernement restent jusqu’ici silencieux sur ces accusations.

Leave A Comment