La RDC visée par des plaintes devant la CPI et la justice belge

Des victimes présumées de violences en République démocratique du Congo (RDC), accompagnées d’organisations de la société civile, ont engagé de nouvelles démarches judiciaires à l’international. Deux plaintes ont été déposées simultanément, l’une auprès du parquet fédéral belge et l’autre devant la Cour pénale internationale (CPI), visant des crimes contre l’humanité présumés.

Selon les plaignants, ces violations auraient été commises de manière répétée depuis six ans contre des personnes opposées à la gestion des ressources minières dans la région du Katanga. Les avocats estiment que ces actes s’inscrivent dans une politique de répression systématique. Les dossiers présentés mettent notamment en avant onze affaires documentées, parmi lesquelles les violences survenues à la prison de Makala en 2024, ainsi que plusieurs massacres signalés à Lubumbashi, Kolwezi et dans d’autres localités du Katanga.

Les représentants des victimes dénoncent l’implication présumée de groupes armés proches du pouvoir et affirment que la justice congolaise n’aurait pas apporté de réponse suffisante à ces accusations. Ils estiment que cette situation justifie désormais une intervention des juridictions internationales. La procédure engagée devant la CPI prend la forme d’une « communication au titre de l’article 15 » du Statut de Rome, permettant au procureur d’examiner les éléments transmis afin de déterminer s’il existe une base raisonnable pour ouvrir une enquête.

Les autorités judiciaires belges et la Cour pénale internationale doivent désormais examiner les plaintes et décider des suites à leur donner. Aucune enquête officielle n’a, à ce stade, été annoncée.

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