Investiture : Le gouvernement marocain face aux attentes
- redacteur3.0
- octobre 23, 2026
- Actualités
- éducation, emploi, Fatima Ezzahra El Mansouri, gouvernement, Maroc, Parlement, pouvoir d'achat, santé
- 0 Comments
Le gouvernement de Fatima Ezzahra El Mansouri dispose désormais d’une majorité claire. Jeudi 22 octobre, la Chambre des représentants a adopté son programme 2026-2031 par 204 voix contre 127, au terme d’un débat nourri sur les priorités du pays.
Vie chère, emploi, santé, éducation, lutte contre la corruption : les attentes exprimées dans l’hémicycle sont fortes. L’enjeu est désormais de transformer les engagements en résultats publics et mesurables.
Les échanges entre la majorité, formée du PAM, de l’Istiqlal, de l’USFP et du PPS, et l’opposition ont porté sur les préoccupations concrètes des Marocains : le coût de la vie, l’emploi des jeunes, la qualité des services de santé et d’éducation, ainsi que la lutte contre la corruption et les conflits d’intérêts. Si la majorité a salué la dimension sociale du programme, l’opposition a réclamé davantage de clarté sur les réformes et leur calendrier. Un débat démocratique qui fixe le niveau d’exigence : les citoyens attendront des améliorations visibles dans leur quotidien.
Des engagements chiffrés, un suivi attendu
Le programme repose sur des objectifs précis. L’aide sociale directe doit passer de 500 à 1 000 dirhams d’ici la fin du mandat, et une compensation automatique équivalente à la facture mensuelle d’électricité est prévue pour les ménages éligibles. Le gouvernement vise une croissance moyenne de 5 % par an, une inflation autour de 2 % et un déficit maintenu à 3 % du PIB, tandis que 30 % de la valeur des marchés publics seront réservés aux PME marocaines. Un mécanisme dédié, coordonné avec le Conseil de la concurrence, doit s’attaquer aux monopoles et aux intermédiaires spéculatifs. Pour que ces engagements se traduisent dans la vie quotidienne, région par région, leur suivi par des indicateurs publiés régulièrement sur l’emploi, les prix, la santé et l’éducation sera déterminant. Le projet de loi de finances 2027 en constituera le premier test.

