Guinée : 7 ans de prison ferme pour Mohamed Lamine Bangour
- redacteur3.0
- octobre 23, 2026
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- condamnation, corruption, Cour constitutionnelle, CRIEF, détournement de deniers publics, Guinée, justice guinéenne, Mohamed Lamine Bangoura
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Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle de Guinée, a été condamné à sept ans de prison ferme. La décision a été rendue le 21 octobre 2026 par la Cour de répression des infractions économiques et financières. L’ancien haut responsable devra également payer une amende de deux milliards de francs guinéens. Plusieurs de ses biens doivent être confisqués.
La justice guinéenne a rendu son verdict dans une affaire portant sur la gestion des ressources de la Cour constitutionnelle. Mohamed Lamine Bangoura, qui a dirigé cette institution, a été condamné à sept ans d’emprisonnement. La décision a été prononcée mercredi 21 octobre par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). La juridiction a également infligé à l’ancien responsable une amende de deux milliards de francs guinéens et ordonné la confiscation de plusieurs biens.
Une affaire portant sur 20 milliards de francs guinéens
Le dossier concerne notamment des opérations financières évaluées à 20 milliards de francs guinéens, liées au fonctionnement de la Cour constitutionnelle. Mohamed Lamine Bangoura était poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, faux et usage de faux, ainsi que blanchiment de capitaux. La CRIEF l’a reconnu coupable de quatre infractions. En revanche, la juridiction l’a relaxé des accusations de faux et usage de faux. La décision prévoit également une période de cinq ans d’inéligibilité.
Les sanctions ne se limitent pas à la peine de prison et à l’amende. La Cour a ordonné la confiscation de plusieurs biens immobiliers et fonciers associés au dossier. Les biens concernés comprennent notamment des villas situées en Guinée, un immeuble à Dakar, une maison à Dubréka et une plantation. La juridiction a également statué sur les responsabilités financières des personnes poursuivies. Sur le volet civil, les prévenus concernés ont été condamnés solidairement à verser 41 milliards de francs guinéens à l’État guinéen en réparation du préjudice retenu par la Cour.
L’affaire concerne également Amadou Diallo et Sidiki Sylla, deux coaccusés jugés en leur absence. Chacun a été condamné à dix ans d’emprisonnement et à une amende de cinq milliards de francs guinéens. La CRIEF a également décerné des mandats d’arrêt contre les deux hommes. Une autre prévenue, Rouguiatou Barry, n’est plus concernée par les poursuites, l’action publique ayant été déclarée éteinte à la suite de son décès.
Un dossier judiciaire majeur
Mohamed Lamine Bangoura était détenu depuis décembre 2022. Il a toujours contesté les accusations portées contre lui, selon les informations publiées sur l’affaire. Cette condamnation s’inscrit dans le cadre des procédures engagées par la CRIEF contre des responsables poursuivis pour des infractions économiques et financières. Le verdict marque une étape importante dans ce dossier, mais les éventuelles suites judiciaires dépendront des démarches que les parties pourront engager conformément aux règles applicables.
