Ebola en RDC : Deux nouveaux vaccins candidats recommandés

La lutte contre Ebola en République démocratique du Congo pourrait franchir une nouvelle étape. Deux nouveaux vaccins candidats ont été recommandés pour intégrer l’essai clinique Tumaini. Développés respectivement par Oxford et Moderna, ces produits ciblent le virus Bundibugyo. Leur intégration reste toutefois soumise aux autorisations nationales.

La recherche scientifique poursuit ses efforts face à l’épidémie d’Ebola en RDC. L’Organisation mondiale de la santé a annoncé une nouvelle avancée ce mercredi 4 novembre. Ses experts recommandent l’intégration de deux vaccins candidats dans l’essai clinique Tumaini. Cette initiative pourrait renforcer les recherches contre le virus Bundibugyo.

Oxford et Moderna concernés

Les deux produits concernés sont le ChAdOx1 BDBV et le mRNA-1469. Le premier a été développé par l’université d’Oxford, en collaboration avec le Serum Institute of India. Le second est issu des travaux de l’entreprise américaine Moderna. Les deux candidats ont été spécialement conçus pour cibler le virus Bundibugyo. Cette souche est responsable de l’épidémie actuellement suivie en RDC. L’essai Tumaini a été lancé le 23 octobre à Bunia. Il évalue déjà le vaccin Ervebo. Ce dernier est homologué contre le virus Ebola Zaïre. Cependant, son efficacité protectrice contre la souche Bundibugyo doit encore être établie. Le nouvel essai est piloté par l’Institut national de recherche biomédicale congolais. Plusieurs partenaires scientifiques accompagnent cette initiative.

La méthode repose notamment sur la vaccination en anneau. Elle consiste à vacciner les personnes ayant été en contact avec des malades.

Des résultats attendus en 2027

L’intégration des deux nouveaux candidats n’est pas encore définitive. Elle dépend notamment des autorisations nationales nécessaires. L’OMS précise que les résultats de l’essai sont attendus au début de 2027. En attendant, la vaccination ne constitue pas l’unique réponse à l’épidémie. Le suivi des contacts, l’isolement et la prise en charge précoce restent indispensables. Cette avancée scientifique nourrit néanmoins de nouveaux espoirs. Elle pourrait contribuer à renforcer les moyens de lutte contre cette maladie.

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