Ceuta : Le président de l’enclave veut confiner les migrants avant leur expulsion
- redacteur3.0
- août 11, 2026
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Dix jours après l’arrivée massive de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, son président, Juan Jesús Vivas, demande le confinement de ceux qui se trouvent encore sur place. Selon le gouvernement espagnol, la majorité des 72 000 personnes arrivées du Maroc les 30 et 31 juillet 2026 sont rapidement reparties. Mais entre 8 000 et 11 000 migrants resteraient encore dans l’enclave, selon son dirigeant.
Juan Jesús Vivas souhaite que leur liberté de mouvement soit limitée jusqu’à l’examen et à la finalisation de leur dossier d’expulsion. Le président de Ceuta estime que la situation est devenue « intenable » et « inacceptable ». Lors d’une conférence de presse lundi 10 août, il a proposé l’aménagement d’un espace fonctionnant comme un centre de rétention pour étrangers, où les migrants pourraient être placés et confinés dans l’attente du traitement de leur situation.
Le dirigeant de l’enclave, membre du Parti populaire, principale formation de droite en Espagne, réclame également un « plan d’État » pour permettre un retour à la normale à Ceuta. Cette position l’oppose au gouvernement central, dirigé par la gauche.
Madrid privilégie d’autres mesures
Présent à Ceuta lundi, le ministre espagnol de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, n’a pas évoqué d’éventuelles expulsions. Il a en revanche jugé important de mettre en place le regroupement familial pour les migrants mineurs arrivés dans l’enclave. Le ministre a également annoncé le renforcement de la sécurité à Ceuta, avec davantage d’agents de la Garde civile, de militaires et de policiers.
Ces mesures interviennent après une manifestation organisée dimanche à Ceuta. Selon la police, environ 5 000 personnes ont participé au rassemblement pour demander aux autorités d’agir face à la situation migratoire dans l’enclave.

