Afrique du Sud : La VAR au cœur d’un bras de fer entre le gouvernement et la SAFA
- redacteur3.0
- août 28, 2026
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La nouvelle saison du championnat sud-africain a débuté sans assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Une situation qui agace le gouvernement, alors que des fonds ont déjà été débloqués pour permettre la mise en place de cette technologie.
Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, avait fait de l’introduction de la VAR dans le championnat une de ses priorités après sa nomination en 2024. Il affirme avoir déjà mis les moyens financiers nécessaires à disposition de la Fédération sud-africaine de football (SAFA). « La VAR va arriver ! », a assuré le ministre, qui doit rencontrer les responsables de la fédération dans les prochains jours. Selon lui, l’arbitrage vidéo doit désormais être introduit dans le championnat, malgré les retards enregistrés.
Les fonds auraient été débloqués depuis mars. La SAFA explique toutefois avoir dû effectuer plusieurs vérifications réglementaires avant de pouvoir utiliser l’argent conformément aux règles en vigueur. L’affaire a conduit la fédération à s’expliquer devant une commission de l’Assemblée nationale. Son président, Danny Jordaan, n’a pas participé à cette audition. Le comité des finances était représenté par Mxolisi Sibam, qui a indiqué que 20 millions de rands avaient été versés sur un compte bancaire distinct. Cette enveloppe doit notamment servir à financer l’acquisition des équipements nécessaires et la formation des arbitres.
Le gouvernement entend désormais accélérer le processus. La SAFA a jusqu’au 9 septembre pour présenter un rapport précisant les prochaines étapes ainsi qu’un nouveau calendrier de mise en œuvre. Pour Gayton McKenzie, l’introduction de la VAR pourrait également renforcer l’attractivité du football sud-africain et favoriser l’organisation de rencontres entre les clubs locaux et de grandes équipes étrangères.
Le ministre s’est par ailleurs montré critique envers la rémunération proposée au nouveau sélectionneur des Bafana Bafana, Pitso Mosimane. Il estime notamment que son salaire, inférieur à celui de son prédécesseur Hugo Broos, traduit une mentalité qu’il associe à l’héritage de l’apartheid.

