Ebola en RDC : L’épidémie progresse dans les camps de déplacés en Ituri
- redacteur3.0
- juin 29, 2026
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L’épidémie d’Ebola continue de progresser dans l’est de la République démocratique du Congo, particulièrement dans la province de l’Ituri, où les déplacements massifs de populations compliquent la riposte sanitaire. Les autorités et les humanitaires redoutent une accélération de la propagation du virus dans les sites accueillant des personnes déplacées.
En Ituri, plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leurs localités en raison des conflits armés. Ces déplacés sont répartis dans 107 sites d’hébergement, dont seulement 69 bénéficient d’un suivi humanitaire régulier. Dans plusieurs camps, le manque d’eau potable, de latrines et de services de santé favorise la circulation du virus.
Depuis la troisième semaine de juin, des mouvements de populations ont été signalés depuis Mongbwalu, considéré comme le principal foyer de l’épidémie, vers Bunia et Nizi. Ces déplacements, souvent motivés par la recherche de soins ou de meilleures conditions de vie, augmentent les risques de transmission.
À ce jour, cinq sites de déplacés sont déjà touchés par Ebola, avec plusieurs décès confirmés. À Kigonze notamment, sept enterrements sécurisés ont été organisés après des cas mortels liés à la maladie. Des campagnes de sensibilisation y sont également menées pour lutter contre les réticences communautaires et renforcer l’adhésion aux mesures sanitaires.
Au-delà des violences, l’insécurité alimentaire aggrave aussi la situation. Le Programme alimentaire mondial souligne que la faim pousse de nombreuses familles à continuer de se déplacer, augmentant ainsi les risques de propagation du virus. Pour plusieurs ménages, les rations alimentaires distribuées restent insuffisantes et ne couvrent qu’une partie du mois.
Dans ce contexte, la lutte contre Ebola ne repose pas uniquement sur les soins médicaux ou les mesures de prévention. La prise en charge alimentaire et humanitaire des populations déplacées apparaît désormais comme un levier essentiel pour limiter les déplacements et casser les chaînes de transmission du virus.

