RDC : Le FMI débloque 348 millions de dollars et alerte sur les finances
- redacteur3.0
- juin 29, 2026
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Le Fonds monétaire international (FMI) poursuit son soutien financier à la République démocratique du Congo en approuvant un nouveau décaissement de 348,5 millions de dollars. Cette décision, validée le 26 juin 2026 par le conseil d’administration de l’institution, intervient après l’évaluation des programmes d’appui économique en cours à Kinshasa.
Avec ce nouveau financement, le montant total des fonds décaissés en faveur de la RDC dépasse désormais le milliard de dollars depuis le lancement des deux programmes d’aide en janvier 2025. Le FMI salue la résilience de l’économie congolaise, soutenue notamment par les performances du secteur minier.
Malgré cette dynamique, l’institution financière internationale reste prudente face à plusieurs défis majeurs. Le FMI souligne la persistance de l’instabilité sécuritaire dans l’est du pays, marquée par des violences continues, ainsi qu’une situation humanitaire préoccupante. L’épidémie d’Ebola et les tensions politiques internes figurent également parmi les facteurs de risque évoqués.
Sur le plan budgétaire, le FMI a relevé des écarts par rapport aux objectifs fixés. Le gouvernement congolais a enregistré des dépenses supérieures aux prévisions, principalement en raison des besoins sécuritaires liés au conflit dans l’est. Par ailleurs, la Banque centrale a modifié sa méthode de fixation du taux de change avec le Trésor public, une évolution jugée non conforme à certains engagements pris dans le cadre du programme.
L’institution appelle également les autorités congolaises à accélérer les réformes en matière de gouvernance financière. Le FMI insiste notamment sur le renforcement de la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, deux chantiers jugés prioritaires.
La RDC reste en effet inscrite sur la liste grise du Groupe d’action financière, l’organisme international chargé de surveiller les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Si des avancées ont été reconnues à la mi-juin, une mission d’évaluation sur le terrain devra encore confirmer l’application effective des réformes avant une éventuelle sortie de cette liste.

