La guerre en Iran provoque des répercussions bien au-delà du Moyen-Orient. En Somalie, particulièrement dans la région autonome du Puntland, ce conflit accentue une crise déjà nourrie par la sécheresse, l’instabilité politique et la dépendance aux importations alimentaires. La flambée des prix des produits de base et du carburant place des milliers de familles dans une situation critique.
PUNTLAND : LA POPULATION SOUS PRESSION
Le pays importe près de 70 % de ses denrées alimentaires. Toute perturbation des chaînes logistiques internationales se traduit donc immédiatement par une hausse du coût de la vie. Dans les marchés du Puntland, cette pression économique devient chaque jour plus visible.Au nord de la Somalie, les habitants du Puntland subissent de plein fouet cette nouvelle onde de choc. Dans plusieurs localités rurales, la combinaison entre sécheresse persistante et inflation réduit fortement l’accès à la nourriture et à l’eau potable.
Dans le village d’Usguure, les habitants se sont réunis pour alerter sur la gravité de la situation. Selon leur représentant, Habshir Ali, tous les secteurs sont touchés : alimentation, transport, revenus et approvisionnement énergétique. Pour de nombreuses familles, les dépenses essentielles ne peuvent plus être couvertes.
PRIX DES DENRÉES : UNE HAUSSE QUI INQUIÈTE
Les produits de première nécessité deviennent progressivement hors de portée. Le sac de farine de 50 kilos, vendu auparavant 30 dollars, atteint désormais 40 dollars. Le riz, les pâtes et d’autres aliments importés suivent la même tendance.
Cette inflation pousse les ménages à réduire les repas quotidiens, à puiser dans leurs maigres réserves ou à s’endetter. Les enfants restent les premières victimes de cette dégradation des conditions de vie.
UNE URGENCE HUMANITAIRE QUI S’AGGRAVE
Face à la multiplication des crises, la Somalie apparaît plus vulnérable que jamais aux chocs extérieurs. Au Puntland, les acteurs locaux appellent à une mobilisation rapide pour soutenir les populations les plus exposées.
Sans réponse humanitaire renforcée et sans stabilisation des marchés, la crise alimentaire pourrait encore s’intensifier dans les prochains mois.
Samuel Richard KAKPO