RDC : La France plaide pour l’intégration économique régionale
- redacteur3.0
- mai 29, 2026
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À l’occasion du salon Expo Béton tenu à Kalemie le 27 mai 2026, l’ambassadeur de France en RDC a appelé au renforcement de l’intégration économique régionale comme levier de paix dans l’est du pays, toujours sous tension malgré les accords de Washington.
L’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a pris la parole ce mercredi lors du forum Expo Béton à Kalemie. Il a plaidé pour une meilleure intégration économique de la région des Grands Lacs, une option partagée par les représentants diplomatiques de l’Angola, de l’Ouganda et de l’Éthiopie, également présents à la rencontre.
La démarche intervient dans un contexte tendu. Malgré la signature des accords stratégiques de Washington entre Kinshasa et les États-Unis, le gouvernement congolais et l’AFC-M23 soutenu par le Rwanda continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu. Des attaques par drones ont été rapportées dans les hauts plateaux de Minembwe, au Nord-Kivu, ainsi qu’à l’aéroport de Kisangani.
Au cours du même forum, le président du Sénat congolais, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a réaffirmé l’ouverture de Kinshasa aux investisseurs étrangers. « Au-delà de cette stratégie, nous restons ouverts à tous les autres investissements qui souhaitent venir dans la zone », a-t-il déclaré, précisant que le Parlement a déjà ratifié l’accord signé avec Washington.
La France, pour sa part, soutient l’option d’intégration économique inscrite dans cet accord. Elle appuie notamment le projet de centrale hydroélectrique Ruzizi 3, destiné à alimenter en électricité le Rwanda, le Burundi et une partie de la RDC, et pour lequel Kinshasa a sollicité un financement français.
L’ambassadeur Maréchaux est allé plus loin en évoquant une vision à l’échelle continentale. Selon lui, la RDC est la clé de l’unité africaine, étant le seul pays membre à la fois de la SADC, de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de celle de l’Afrique centrale. « Sans une RDC stable, on n’aura pas cette unité du continent africain », a-t-il conclu. Pour Paris, des pays liés par des intérêts économiques communs sont moins enclins à entrer en conflit.
Isaac HOUSSOU

