RDC : Ebola aggrave l’insécurité alimentaire dans les zones touchées
- redacteur3.0
- juillet 8, 2026
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L’épidémie d’Ebola continue de peser lourdement sur les populations de l’est de la République démocratique du Congo. Selon le dernier bulletin des Nations unies, plus de 1,15 million de personnes vivent désormais en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans les régions les plus affectées par le virus, où les besoins humanitaires dépassent largement les capacités de réponse.
En Ituri, principal foyer de l’épidémie, deux zones de santé sur trois sont désormais touchées. La progression du virus perturbe les marchés locaux, ralentit les importations et fragilise les chaînes d’approvisionnement, entraînant une hausse des prix des denrées alimentaires. Les ménages les plus vulnérables voient ainsi leur accès à la nourriture se détériorer davantage.
L’assistance humanitaire reste insuffisante face à l’ampleur de la crise. Sur les 1 511 cas confirmés d’Ebola, seulement 900 personnes avaient reçu une aide alimentaire directe au début du mois. La couverture atteint 25 % pour les familles des malades et à peine 3 % pour les personnes considérées comme des cas suspects ou des contacts.
Pour répondre aux besoins liés à cette crise sanitaire, les acteurs humanitaires estiment qu’un financement de 22 millions de dollars est nécessaire. Plus largement, le plan humanitaire destiné à l’ensemble de la RDC, évalué à 621 millions de dollars, demeure insuffisamment financé.
Parallèlement, les autorités congolaises renforcent leur coopération avec l’Ouganda afin de contenir la propagation du virus. Une cinquantaine d’experts ougandais ont été déployés en Ituri, notamment dans les zones frontalières d’Aru et de Kasenyi, où de nouveaux centres de traitement doivent être ouverts.
Les frontières entre les deux pays restent toutefois fermées aux voyageurs. Kampala conditionne leur réouverture à la capacité des autorités congolaises de maîtriser l’épidémie, d’assurer le suivi des cas contacts et de garantir une prise en charge efficace des personnes infectées. Les responsables ougandais assurent néanmoins que cette mesure est temporaire et qu’une reprise progressive des échanges sera envisagée dès que la situation sanitaire le permettra.

