Nigeria : Une enquête ouverte après la mort de 37 mineurs présumés illégaux

Une enquête a été ouverte au Nigeria après la mort de 37 personnes soupçonnées d’exploitation minière illégale, alors qu’elles étaient détenues par la Défense civile dans l’État de Niger, dans le centre-ouest du pays. Le drame, survenu après une vaste opération de contrôle dans des mines présumées illégales, a provoqué des manifestations et une vive colère dans la région.

Les victimes avaient été arrêtées mardi et mercredi lors de raids menés dans les zones minières de Wushishi-Lukoto, à l’ouest de Minna, la capitale de l’État de Niger. Plusieurs dizaines de personnes avaient été interpellées au cours de ces opérations visant des sites d’orpaillage présumés illégaux.

Les autorités de la Défense civile nigériane avaient initialement évoqué une possible épidémie pour expliquer la mort de plusieurs détenus. Mais un rapport des services de renseignement cité par l’AFP avance une autre hypothèse : les décès seraient liés à la surpopulation et au manque de ventilation dans le centre de détention.

Des manifestations après le drame

L’annonce des décès a provoqué la colère d’habitants de Minna et de mineurs informels. Dans la soirée du 17 septembre, des manifestants sont descendus dans les rues pour réclamer justice, après la découverte des corps dans la morgue de la ville. Des véhicules ont également été saccagés au cours des troubles. Parmi les victimes figureraient certains jeunes à peine adolescents, selon le gouverneur de l’État de Niger, qui a qualifié les décès de « tragiques ».

Le commandant de la Défense civile suspendu

Face à la gravité de la situation, le gouverneur a ordonné la création d’un comité d’enquête chargé de faire la lumière sur les circonstances exactes des décès. Le commandant local de la NSCDC (Nigeria Security and Civil Defence Corps) a également été suspendu et doit être entendu dans le cadre de l’enquête.

Les autorités ont par ailleurs annulé un rassemblement du parti majoritaire prévu ce week-end. Cette décision doit permettre à la population d’observer trois jours de deuil en hommage aux victimes.

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