Mondial 2030 : Le Maroc serein face à la surenchère espagnole

La finale de la Coupe du monde 2030 continue d’agiter la scène politique espagnole. Sur la radio COPE, le journaliste Juanma Castaño affirme que le leader du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo, envisagerait de proposer, durant sa campagne, le retrait de l’Espagne de l’organisation si la finale ne lui est pas attribuée.

Une surenchère qui tranche avec la sérénité du Maroc, dont le Grand Stade Hassan II est l’un des grands favoris pour accueillir l’affiche. Dans l’émission El Partidazo de COPE, Juanma Castaño a résumé la position prêtée au candidat du PP en ces termes : « Si on n’a pas la finale, l’Espagne doit se retirer de l’organisation du Mondial 2030. » Une sortie qui contredit les déclarations du président de la Fédération royale espagnole de football, Rafael Louzán. Sur ce même plateau, celui-ci avait exclu tout désistement, rappelant que l’Espagne « a signé des accords » avec les organisateurs, « la FIFA et le gouvernement ». À ce stade, aucune déclaration officielle de Feijóo n’est venue confirmer cette position. Pendant que la finale devient un argument électoral de l’autre côté du détroit, le Maroc avance sur le terrain.

Le Grand Stade Hassan II de Benslimane, avec ses 115 000 places annoncées, est en concurrence avec le Santiago-Bernabéu de Madrid et le Camp Nou de Barcelone, qui ne dépasse pas 105 000 places. Desserte ferroviaire par la future gare de Benslimane, ligne à grande vitesse reliant Marrakech à l’aéroport Mohammed V en 55 minutes : le Royaume construit un dossier solide, fidèle à l’esprit d’unité et de coopération qui a présidé à la candidature commune.

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