Centrafrique : 13 enfants portés disparus après une attaque de la LRA
- redacteur3.0
- septembre 17, 2026
- Afrique
- Bangassou, Centrafrique, Cour pénale internationale, enlèvements d'enfants, LRA, Mbomou
- 0 Comments
En République centrafricaine, l’armée a été déployée dans la préfecture du Mbomou, où treize enfants sont portés disparus depuis l’attaque d’un village samedi 12 septembre 2026. Une attaque attribuée à des membres de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), la rébellion fondée en Ouganda dans les années 1980 par le chef de guerre Joseph Kony, toujours recherché par la communauté internationale et la Cour pénale internationale (CPI). Le groupe armé n’avait presque plus fait parler de lui en Centrafrique ces dernières années, mais cette attaque, qui fait suite à plusieurs autres du même type ces derniers mois dans la région, fait craindre son retour.
Les assaillants ont fait irruption dans trois villages des environs de Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, où ils se sont notamment pris à des pêcheurs et des chasseurs. Des habitants ont réussi à prendre la fuite en direction de Bangassou et à alerter les autorités. Pour le député de Bangassou, Serge Singha Bengba, comme pour les autres personnes interrogées par l’AFP, ces enlèvements sont le fait des rebelles de la LRA.
44 personnes enlevées, 13 enfants toujours retenus
Au total, 44 personnes ont été enlevées, selon Frédéric Kinza, député suppléant de Bangassou 2. Selon lui, les combattants de la LRA ont attaqué pêcheurs et chasseurs dans la localité, avant de libérer 31 des 44 personnes enlevées, emportant avec eux treize enfants.
La LRA, progressivement chassée d’Ouganda, a étendu ses activités à plusieurs zones reculées d’Afrique centrale, notamment en Centrafrique. Le groupe est accusé de nombreuses exactions, dont des enlèvements, des meurtres et le recrutement forcé d’enfants.
Une zone d’action qui s’élargit
Bien qu’affaiblie, la rébellion conserve des éléments actifs dans certaines régions isolées. Plusieurs enlèvements survenus dans des circonstances similaires lui ont été attribués ces derniers mois dans le sud-est centrafricain. Le député Serge Singha Bengba alerte sur l’élargissement de la zone d’action de la LRA, soulignant que ce sont les populations locales qui en subissent les conséquences, empêchées d’aller aux champs, à la pêche ou à la chasse par peur d’être enlevées.
Une région également en proie à d’autres violences
Pour Frédéric Kinza, ces nouvelles attaques font également craindre une réimplantation de la LRA en République centrafricaine. Le sud-est du pays est par ailleurs en proie aux violences perpétrées par la milice AAKG, qui détient toujours plusieurs otages, parmi lesquels la sous-préfète de Bambouti, Koumba Ndiaye, retenue depuis plus de six mois.

