La justice sud-africaine a décidé, ce mercredi, de renvoyer au 11 mai 2026 l’examen de la demande de libération sous caution de l’activiste panafricaniste Kemi Seba, maintenu en détention provisoire depuis son arrestation mi-avril. Le parquet s’oppose fermement à sa remise en liberté, l’accusant de liens présumés avec un projet d’attaques terroristes en Europe, des accusations que son avocat rejette catégoriquement.
Un maintien en détention prolongé dans l’attente d’une décision judiciaire
Le sort judiciaire de Kemi Seba reste suspendu à une nouvelle audience fixée au 11 mai par la justice sud-africaine. Incarcéré depuis la mi-avril 2026, l’activiste devra patienter encore plusieurs semaines avant que sa demande de libération sous caution ne soit examinée.
Les autorités judiciaires ont maintenu sa détention provisoire, estimant que les éléments du dossier nécessitent un examen approfondi, dans un contexte marqué par de graves accusations portées par le parquet.
Des accusations de terrorisme fermement contestées par la défense
Le parquet sud-africain s’oppose à toute remise en liberté, accusant Kemi Seba d’avoir planifié des attaques à caractère terroriste sur le sol européen. Des charges particulièrement lourdes qui ont conduit à un durcissement de la position des autorités judiciaires.
De son côté, la défense rejette catégoriquement ces allégations. L’un des avocats de l’activiste, Me Sinen Mnguni, affirme que son client nie l’ensemble des accusations portées contre lui et conteste leur fondement juridique.
Une arrestation liée à un séjour irrégulier en Afrique du Sud
Kemi Seba a été interpellé en Afrique du Sud pour séjour illégal, selon les premières informations judiciaires. Son arrestation, survenue à la mi-avril 2026, a également concerné deux autres individus, dont son fils âgé de 18 ans ainsi qu’un chef présumé d’un groupe identitaire européen, tous placés en détention provisoire dans la même affaire.
Une affaire à dimension internationale
Au-delà de la procédure en cours en Afrique du Sud, le dossier Kemi Seba prend une dimension internationale. Les autorités béninoises ont également émis deux mandats d’arrêt à son encontre, renforçant la complexité juridique de cette affaire à multiples ramifications.
Dans l’attente de la prochaine audience, prévue pour le 11 mai, la situation du militant panafricaniste demeure sous haute surveillance judiciaire et diplomatique.
Samuel Richard KAKPO