RDC : Une rentrée scolaire marquée par Ebola et l’insécurité
- redacteur3.0
- septembre 2, 2026
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Environ 31 millions d’élèves étaient attendus mardi 1er septembre pour la rentrée scolaire en République démocratique du Congo. Si les écoles ont généralement rouvert, la reprise reste très inégale selon les régions, entre faible affluence, grève d’enseignants, insécurité et inquiétudes liées à Ebola.
La ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a officiellement lancé l’année scolaire à la N’Sele, dans la périphérie de Kinshasa. Dans la capitale, les établissements ont pour la plupart ouvert leurs portes, mais les élèves étaient moins nombreux qu’attendu.
À Bukavu, dans le Sud-Kivu, les écoles privées ont repris les cours tandis que certains établissements publics restaient dans l’attente. Au Nord-Kivu, la situation est également contrastée. À Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, les inscriptions se poursuivent alors que plusieurs familles rencontrent des difficultés pour financer uniformes et fournitures. À Walikale-centre et à Kitshanga, les cours ont en revanche débuté.
Ebola perturbe la reprise
À Bunia, en Ituri, les mesures sanitaires ont été renforcées dans les établissements, avec lavage des mains et contrôle de température. Malgré la présence des enseignants, les salles de classe sont restées largement vides. Selon Patrick Girinegi Urunga, président de l’intersyndicale des enseignants de l’Ituri, seuls environ 10 % des élèves étaient présents le premier jour. Il appelle les autorités à intensifier la sensibilisation pour rassurer les parents et à fournir davantage de kits sanitaires, notamment de l’eau, du savon et du chlore. Une organisation représentant les 21 communautés de l’Ituri avait demandé le report de la rentrée à octobre en raison de l’épidémie d’Ebola.
À Beni, dans le Nord-Kivu, certains enseignants du public ont boycotté la reprise, invoquant également les risques liés au virus. Les rares élèves présents ont été renvoyés chez eux. Le gouvernement prévoit de maintenir les cours en présentiel ou de recourir à l’enseignement à distance en fonction de l’évolution du risque sanitaire.

