Ebola en RDC : Une rentrée scolaire sous surveillance

En République démocratique du Congo, la rentrée scolaire reste prévue le 1er septembre malgré l’épidémie d’Ebola. Dans les zones touchées, le retour en classe dépendra toutefois du niveau de risque sanitaire. Le ministère de l’Éducation a mis en place un système à trois niveaux : vert, orange et rouge.

Dans les zones classées vertes, où aucun cas confirmé n’est recensé, les cours se dérouleront normalement, avec des actions de sensibilisation et des mesures de prévention. Les établissements situés en zone orange, où des cas ont été confirmés, resteront également ouverts. Les élèves pourront continuer à suivre les cours avec un dispositif sanitaire renforcé.

La situation sera différente dans les zones rouges, où la transmission est active et le risque jugé élevé. Les cours en présentiel y seront temporairement suspendus. Les élèves ne suivront toutefois pas les enseignements à distance par visioconférence.

Des cours à distance sans outils numériques

Dans les zones rouges, les familles recevront tous les quinze jours des feuilles d’exercices consacrées aux apprentissages essentiels. Des programmes éducatifs seront également diffusés à la radio et, lorsque cela sera possible, à la télévision. Aucun équipement numérique ne sera demandé aux familles. Les écoles resteront ouvertes pour permettre aux parents ou aux élèves de récupérer les supports pédagogiques, avec des horaires échelonnés afin de limiter les rassemblements. Le dispositif sera appliqué par périodes de quatre semaines. La classification des établissements pourra également évoluer en fonction de la situation épidémiologique, avant la rentrée puis pendant l’année scolaire.

Environ 2 890 établissements sont actuellement considérés comme présentant un risque élevé. Cette organisation vise notamment à protéger les enfants, qui représentent environ 21 % des cas confirmés d’Ebola, mais près d’un tiers des décès rapportés selon l’Unicef.

La RDC fait face à sa 17e épidémie d’Ebola. En trois mois, celle-ci est devenue la plus meurtrière de l’histoire du pays, avec plus de 2 500 décès recensés. La flambée actuelle est due à la souche Bundibugyo, contre laquelle aucun vaccin ou traitement spécifique n’est actuellement homologué.

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