Libye : Des avancées prudentes vers des élections en 2027
- redacteur3.0
- août 23, 2026
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Les représentants des camps de l’Est et de l’Ouest libyens semblent avoir progressé vers un accord sur une feuille de route politique devant permettre l’organisation d’élections présidentielle et législatives en 2027. Réunis jeudi 20 août à Tunis sous l’égide de la Mission des Nations unies en Libye (Manul), les deux camps restent toutefois divisés sur les modalités du processus.
Les discussions, organisées entre les représentants de l’Est contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ceux de l’Ouest dirigé par un gouvernement d’union nationale reconnu par l’ONU, demeurent confidentielles. La Manul a d’ailleurs appelé à la prudence face aux informations non vérifiées circulant autour des négociations. Le haut conseiller de l’administration Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient a salué les progrès réalisés par les parties libyennes, notamment sur la perspective d’un accord concernant les lois électorales.
Les discussions portent principalement sur la mise en œuvre de la feuille de route adoptée en juin, avec pour objectif de préparer les élections présidentielle et législatives prévues en 2027. Les négociateurs doivent notamment définir le cadre juridique des scrutins et travailler à la formation du Conseil de la haute commission nationale électorale. Mais les avancées restent fragiles. À Tripoli, le président du Conseil présidentiel, Mohamed Al-Menfi, a exprimé des réserves concernant les méthodes utilisées et le manque de transparence du processus.
Dans l’Ouest libyen, le processus conduit par les Nations unies fait également l’objet de critiques de la part de plusieurs groupes politiques. Certains d’entre eux s’étaient réunis à Tunis le 18 août, deux jours avant les discussions organisées sous l’égide de la Manul.
La Libye reste profondément divisée depuis des années. Le pays n’a plus organisé d’élections législatives depuis 2014 et n’a encore jamais tenu d’élection présidentielle. La perspective d’un scrutin en 2027 dépendra donc de la capacité des différents camps à surmonter leurs désaccords et à maintenir le dialogue engagé à Tunis.

