Kenya : Nairobi veut freiner le recrutement de ses ressortissants dans la guerre en Ukraine

Le Kenya renforce son arsenal juridique pour lutter contre le recrutement de ses ressortissants dans des conflits armés à l’étranger, notamment dans la guerre en Ukraine. Mardi 30 juin, le gouvernement kényan a approuvé l’adhésion du pays à deux traités internationaux contre le mercenariat.

Cette décision vise à mieux combattre la traite des êtres humains et à empêcher le recrutement irrégulier de citoyens kényans pour des opérations militaires hors du pays. Avec cette approbation, le Kenya pourra adhérer à la Convention des Nations unies de 1989 ainsi qu’à la Convention de l’Union africaine de 1977 sur l’élimination du mercenariat en Afrique. Ces instruments juridiques permettront notamment de poursuivre les recruteurs opérant sur le territoire kényan.

Selon le ministère kényan des Affaires étrangères, près de 300 personnes auraient été victimes de recrutements militaires irréguliers liés à la Russie. Cependant, un rapport des services de renseignement évoque un chiffre plus élevé, pouvant atteindre 1 000 recrues. Parmi ces personnes, certains anciens militaires auraient été attirés par des promesses de salaires élevés, tandis que d’autres pensaient partir pour des emplois civils, comme chauffeurs ou agents de sécurité, avant de se retrouver sur le front russo-ukrainien.

De son côté, la Russie affirme que tous les combattants étrangers ont rejoint volontairement ses rangs. En mars dernier, Moscou avait annoncé avoir placé le Kenya sur une liste noire afin de stopper tout nouveau recrutement.

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