Sénégal : El Malick Ndiaye devient vice-président de l’Assemblée nationale

Sénégal : El Malick Ndiaye devient vice-président de l’Assemblée nationaleEl Malick Ndiaye a été élu premier vice-président de l’Assemblée nationale sénégalaise, quelques semaines après avoir démissionné de la présidence de l’institution pour permettre l’installation d’Ousmane Sonko au perchoir. Ce repositionnement intervient dans un contexte de recomposition interne au Pastef, sur fond de rupture politique entre Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye.

La séquence politique a été rapide. Le 22 mai 2026, le président Faye limoge Ousmane Sonko de la Primature. Deux jours plus tard, El Malick Ndiaye démissionne de la présidence de l’Assemblée nationale, poste qu’il occupait depuis le 2 décembre 2024 à la suite de la large victoire du Pastef aux législatives anticipées. Cette démission ouvre immédiatement la voie à l’élection de Sonko à la tête de l’institution par 132 voix sur 165, faisant du leader du Pastef la deuxième personnalité de l’État.

Après l’accession de Sonko au perchoir, le premier vice-président en exercice, Ismaïla Diallo, a lui aussi démissionné, provoquant une nouvelle recomposition du bureau. C’est ce poste vacant qu’El Malick Ndiaye occupe désormais, retrouvant ainsi une place au sommet de l’institution parlementaire.

Né le 24 juillet 1982 à Dahra, El Malick Ndiaye est membre du Pastef depuis 2015. Il avait été nommé ministre des Infrastructures en avril 2024 dans le premier gouvernement Sonko, avant d’être porté à la présidence de l’Assemblée nationale en décembre de la même année.

En l’espace de quatre semaines, il aura donc occupé le perchoir, cédé sa place à Sonko, puis récupéré le poste de premier vice-président, illustrant les reconfigurations internes au sein du parti majoritaire depuis la rupture consommée entre Sonko et le président Faye.

Sur le plan institutionnel, le Pastef contrôle toujours 130 des 165 sièges de l’Assemblée. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, nommé le 25 mai, dispose de trois mois pour obtenir la confiance des députés, faute de quoi une motion de censure pourrait être déposée. Le président Faye, de son côté, ne peut dissoudre l’Assemblée avant novembre 2026.

Leave A Comment