Moyen-Orient : Trump lance un ultimatum de 48h à Téhéran
- redacteur3.0
- mars 23, 2026
- Politique
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Le président américain Donald Trump a durci le ton samedi soir, exigeant la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz. Faute de quoi, les États-Unis menacent de frapper directement les infrastructures énergétiques de l’Iran. Téhéran, de son côté, promet une riposte dévastatrice.
La tension est montée d’un cran ce week-end dans le golfe Persique. Par un message publié sur ses réseaux sociaux le 21 mars, le président Donald Trump a adressé une mise en demeure sans précédent à la République islamique. Le locataire de la Maison-Blanche a fixé une échéance de 48 heures à Téhéran pour lever le blocage du détroit d’Ormuz, point de passage névralgique par lequel transite près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole.
Si l’Iran ne rouvre pas complètement le détroit d’Ormuz, sans menace, dans les 48 heures les États-Unis d’Amérique frapperont et raseront leurs différentes centrales électriques, en commençant par la plus grande ! » a déclaré Donald Trump. Cette menace fait suite à une paralysie quasi totale du trafic maritime dans la zone depuis le début du mois de mars, provoquant une envolée des prix du baril et une crise énergétique mondiale.
La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Dimanche 22 mars, le commandement militaire de l’état-major général (Khatam al-Anbiya) et le président Masoud Pezeshkian ont fait savoir que toute agression américaine entraînerait une « destruction irréversible » des intérêts alliés dans la région. Menaces sur les infrastructures :Téhéran affirme que si ses centrales sont visées, l’armée iranienne ciblera en retour les systèmes de dessalement d’eau, les réseaux de télécommunications et les infrastructures pétrolières des pays voisins hébergeant des bases américaines.
Fermeture définitive : Les Gardiens de la Révolution ont prévenu que le détroit d’Ormuz resterait « totalement fermé » jusqu’à la reconstruction complète des infrastructures qui pourraient être détruites par les frappes américaines. Alors que l’ultimatum doit expirer ce lundi soir (heure de Washington), la communauté internationale retient son souffle. Le G7 et l’Union européenne ont appelé l’Iran à la désescalade immédiate, tandis que les forces américaines du CENTCOM renforcent leur présence navale et aérienne.
En Israël, déjà touché par des tirs de missiles iraniens ce week-end, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a réaffirmé que son pays agirait « avec une force immense » aux côtés des États-Unis contre ce qu’il qualifie de « régime de terreur ».
Secondine GOZINGAN

