États-Unis : Des agents de l’immigration déployés dans 14 aéroports
- redacteur3.0
- mars 24, 2026
- Sécurité
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Face à une pénurie de personnel critique provoquée par la paralysie budgétaire du gouvernement, Donald Trump a mis sa menace à exécution. Depuis lundi, des agents de l’ICE sont mobilisés pour prêter main-forte dans les terminaux américains, une décision qui ravive les tensions sociales.
Le blocage budgétaire partiel le fameux shutdown qui frappe les États-Unis commence à paralyser les infrastructures de transport. Depuis le 14 février, le financement du ministère de la Sécurité intérieure (DHS) est gelé, laissant des milliers d’agents de la TSA (l’Agence de sécurité dans les transports) sans salaire. Les files d’attente s’allongent et le système craque. Pour pallier ce manque d’effectifs, le président américain a ordonné le déploiement d’agents de la police de l’immigration (ICE) dans 14 aéroports majeurs du pays.
Les agents de la TSA, jugés “essentiels”, travaillent sans rémunération. Le ministre des Transports, Sean Duffy, a alerté sur une aggravation imminente de la situation, de nombreux agents préférant démissionner pour trouver un emploi rémunéré afin de subvenir à leurs besoins de base. Le Congrès reste profondément divisé entre démocrates et républicains sur les méthodes de la police de l’immigration, bloquant ainsi tout accord de financement.
L’arrivée de l’ICE dans les aéroports est loin d’apaiser les esprits. Cette décision intervient dans un contexte national extrêmement fragile, marqué par des tragédies récentes. L’annonce est loin de faire consensus «aux États-Unis après la mort en janvier de Renee Good et d’Alex Pretti, deux Américains tués par des agents fédéraux à Minneapolis. »
Ces décès, survenus lors de manifestations contre la présence fédérale, ont cristallisé la colère d’une partie de la population et de l’aile gauche du parti démocrate. L’utilisation de ces mêmes forces de l’ordre pour gérer la sécurité civile dans les aéroports est perçue par beaucoup comme une provocation ou un risque sécuritaire supplémentaire. Tant que le différend sur les pratiques migratoires ne sera pas résolu au Congrès, le financement du DHS restera gelé. En attendant, les passagers américains devront s’habituer à voir des agents de l’immigration contrôler les accès aux terminaux, tandis que le spectre d’une paralysie totale des transports plane sur le pays.
Secondine GOZINGAN
