Centrafrique : Jean-Noël Barrot inaugure la « Maison Simone Veil » à Bangui
- redacteur3.0
- mars 13, 2026
- Afrique, société
- centrafique, inauguration, maison simone veil
- 0 Comments
Pour sa première visite officielle en République centrafricaine, le chef de la diplomatie française a placé la défense des droits des femmes au cœur de son agenda. Le 12 mars, Jean-Noël Barrot a inauguré le nouveau siège du Mosuca, marquant un tournant symbolique et diplomatique.
C’est sous les chants et les applaudissements que Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, a dévoilé la plaque du nouveau bâtiment du Mouvement des Survivantes de Centrafrique (Mosuca). Baptisé « Maison Simone Veil »cet édifice rend hommage à l’icône française de la lutte pour les droits des femmes.
Le choix de ce nom ne doit rien au hasard. En 2024, le Mosuca a été lauréat du prix Simone Veil, récompensant son courage exceptionnel. Créé en 2018, le Mosuca est une force majeure de la société civile centrafricaine. L’organisation, qui regroupe dix associations et 784 membres, se bat quotidiennement sur plusieurs fronts : Identification et enregistrement des violences sexuelles liées aux conflits ;Formation et accompagnement des survivantes pour leur reconstruction ;Autonomisation économique via des projets d’entrepreneuriat féminin prévus pour l’année en cours.
Éléonore Kongbo, présidente du mouvement, a profité de cette tribune pour envoyer un message clair à la communauté internationale « Tout ce que vous faites sans victimes, c’est contre les victimes. Impliquons toutes les victimes dans le processus d’accès à la justice» Cette visite de deux jours est historique : il s’agit du premier déplacement d’un chef de la diplomatie française à Bangui depuis près de huit ans. Elle signale un réchauffement progressif des relations entre la France et la Centrafrique, après des années de tensions diplomatiques.
Le contexte reste toutefois complexe. Jean-Noël Barrot doit s’entretenir avec le président Faustin-Archange Touadéra, qui revient tout juste d’un voyage d’une semaine à Moscou où il a rencontré Vladimir Poutine. Entre influence russe et volonté de renouer avec Paris, la Centrafrique semble chercher un nouvel équilibre sur la scène internationale.
Secondine GOZINGAN

