Catastrophe naturelle : Nairobi s’inonde sous les pluies
- redacteur3.0
- mars 23, 2026
- Afrique, société
- catastrophe, inondation, Kenya
- 0 Comments
Depuis le début du mois de mars 2026, le Kenya est frappé par des pluies torrentielles d’une violence rare. Alors que le bilan humain s’alourdit, la tension monte dans les bidonvilles de la capitale, où les habitants, démunis, pointent du doigt l’inaction des autorités face à des Catastrophes naturelles .
Le dernier bilan de la police, publié ce dimanche 22 mars, fait état de 81 morts à l’échelle nationale. Nairobi est l’épicentre de ce drame avec 37 victimes recensées. Au-delà des pertes de vies humaines, ce sont plus de 2 000 familles qui ont été contraintes de quitter leur foyer, fuyant la montée des eaux.
Dans le bidonville de Mukuru Kayaba, la situation est particulièrement précaire. Traversé par la rivière Ngong, le quartier a déjà subi deux crues éclair majeures en deux semaines. Pour les habitants, le sommeil a disparu, remplacé par une veille permanente. Dorothy Mathai, dont le logement a déjà été submergé deux fois, vit avec un sac de secours prêt à l’emploi.
«J’ai très peur, je n’en dors plus. Je vérifie régulièrement la rivière pour voir si le niveau augmente », confie-t-elle, les yeux rivés sur les flots.
Le danger ne vient pas seulement du ciel. Le réservoir du barrage de Nairobi atteint des niveaux critiques, menaçant de rompre et d’engloutir les zones situées en aval. Pour Clinton Kissia, un entrepreneur local, la catastrophe est déjà une réalité économique. Son cybercommerce a été dévasté : consoles de jeux, ordinateurs et téléviseurs sont hors d’usage. Face à l’urgence, la colère gronde. Les critiques se cristallisent sur deux fronts :Le manque d’anticipation :Les sinistrés déplorent l’absence de plan de relogement et une gestion opaque des infrastructures hydrauliques (barrages) ; Les constructions illégales : Le gouverneur de Nairobi a ordonné la démolition immédiate des structures situées sur les berges. Ces constructions sont accusées d’entraver l’écoulement naturel de l’eau et d’aggraver les inondations.
Secondine GOZINGAN

