Budget 2027 : Lekjaa présente un cap ambitieux

Le roi Mohammed VI a présidé le 17 octobre, au Palais royal de Rabat, un Conseil des ministres consacré aux orientations du projet de loi de finances 2027. Présentées par Fouzi Lekjaa, nouveau ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, elles placent le citoyen au cœur des priorités.

Pouvoir d’achat, protection sociale, emploi des jeunes, développement des territoires et souveraineté stratégique : le premier budget du gouvernement El Mansouri entend conjuguer réponses concrètes au quotidien et ambition de long terme.

Des mesures pour le quotidien des Marocains

La première priorité du PLF 2027 est le pouvoir d’achat et le renforcement de l’État social. Le texte prévoit une réforme structurelle des marchés et des prix dès 2027, la revalorisation de l’aide sociale directe, la généralisation de la couverture médicale, la mise à niveau des systèmes de santé et d’éducation, ainsi qu’un programme d’aide directe au logement. La jeunesse n’est pas oubliée : un programme national intégré pour la période 2027-2031 accompagnera les jeunes de l’orientation à la formation, jusqu’au financement de leurs projets et à l’accès aux marchés. Les régions bénéficieront d’une enveloppe d’environ 25 milliards de dirhams pour de nouveaux programmes de développement territorial intégré, dans le cadre de l’accélération de la régionalisation avancée.

Souveraineté et solidité des finances publiques

Le PLF 2027 renforce aussi la souveraineté du Royaume dans des secteurs stratégiques : sécurité hydrique, accélération des énergies renouvelables, poursuite de l’« Offre Maroc » pour l’hydrogène vert, feuille de route des infrastructures gazières, sécurité alimentaire et souveraineté numérique. Le soutien à l’investissement privé et aux très petites, petites et moyennes entreprises sera consolidé, avec notamment la réforme des Centres régionaux d’investissement. Ces ambitions reposent sur des fondamentaux solides : selon les prévisions présentées, la croissance devrait atteindre 4,7 % en 2026, l’inflation rester contenue à 0,7 % et le déficit budgétaire être ramené à 3 % du PIB. Le texte sera ensuite soumis au Parlement.

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