Maroc : Ce qui change dans le nouveau gouvernement
- redacteur3.0
- octobre 18, 2026
- Afrique, Politique
- Fatima Ezzahra El Mansouri, Fouzi Lekjaa, intelligence artificielle, Maroc, Mohammed VI, Nasser Bourita, nouveau gouvernement, politique marocaine
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Le roi Mohammed VI a présidé, le 16 octobre 2026 à Rabat, la cérémonie de nomination du nouveau gouvernement marocain. Dirigée par Fatima Ezzahra El Mansouri, cette équipe compte 32 membres. Elle combine plusieurs reconductions importantes, de nouvelles nominations et la création d’un portefeuille consacré à l’intelligence artificielle.
Le Maroc ouvre une nouvelle séquence politique avec la formation de son gouvernement. Trois semaines après les élections législatives du 23 septembre, le roi Mohammed VI a nommé les membres de l’équipe conduite par Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette nouvelle équipe s’appuie sur une coalition réunissant le Parti authenticité et modernité (PAM), l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme.
La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri constitue l’un des faits marquants de cette nouvelle équipe. Elle devient la première femme à diriger le gouvernement marocain. Son arrivée intervient dans un contexte marqué par des attentes importantes en matière d’emploi, de services publics et de développement économique. Elle devra notamment coordonner l’action des différents ministères et conduire la mise en œuvre du programme gouvernemental.
Des ministères stratégiques reconduits
Plusieurs figures conservent des fonctions importantes. Abdelouafi Laftit reste à l’Intérieur, tandis que Nasser Bourita conserve le portefeuille des Affaires étrangères. Abdellatif Ouahbi demeure ministre de la Justice. Ahmed Toufiq reste chargé des Habous et des Affaires islamiques. Ces reconductions témoignent d’une volonté de continuité dans plusieurs secteurs stratégiques. En revanche, Fouzi Lekjaa quitte ses fonctions de ministre délégué chargé du Budget pour prendre la tête du ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance publique.
L’une des nouveautés concerne la création d’un ministère chargé de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration. Ahmed Rahhou prend la direction de ce portefeuille. Cette décision souligne la place croissante accordée à la modernisation administrative et aux technologies numériques. Le défi consistera à transformer cette orientation en projets concrets : simplification des démarches, amélioration des services publics et développement des usages numériques. Charafat Afailal est, de son côté, nommée à l’Énergie, aux Mines et au Développement durable. Nabil Benabdallah prend en charge l’Éducation nationale, la Formation professionnelle et la Qualification.
Une équipe confrontée à de grands défis
Le gouvernement devra répondre à plusieurs priorités, notamment l’emploi des jeunes, l’amélioration de l’éducation et de la santé, ainsi que le financement des infrastructures. Les préparatifs de la Coupe du monde 2030 constituent également un chantier majeur pour le Royaume. La nouvelle équipe devra donc conjuguer continuité administrative et nouvelles orientations. Les premières mesures permettront d’évaluer sa capacité à répondre aux attentes de la population.

