Infantino dans la tourmente : Les 3 scénarios qui le menacent
- redacteur3.0
- octobre 13, 2026
- Economie, Sport
- Code d’éthique, élection 2027, enquête, FIFA, Gianni Infantino, gouvernance, rémunération non déclarée., sanctions
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Les révélations concernant 1,76 million de dollars de rémunérations supplémentaires que Gianni Infantino aurait perçues en 2024 pourraient avoir des conséquences importantes si une enquête confirmait un manquement aux règles de la FIFA. Sanctions disciplinaires, pression politique et fragilisation de sa candidature en 2027 figurent parmi les scénarios envisageables. Mais aucune sanction ne peut être considérée comme acquise à ce stade.
L’affaire pourrait prendre une autre dimension si les informations rapportées par le Times étaient confirmées par un examen indépendant. Selon le quotidien britannique, Gianni Infantino aurait reçu 1,76 million de dollars supplémentaires en 2024 par l’intermédiaire de FWC2026 US Inc., une structure liée à l’organisation de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Ces sommes ne figureraient pas dans la rémunération publiée par la FIFA pour cette année-là. Or, les statuts de l’organisation prévoient que la rémunération individuelle de son président doit être rendue publique. Si les autorités compétentes établissaient que les versements concernés auraient dû être déclarés et que cette obligation n’a pas été respectée, la question d’un éventuel manquement aux règles de gouvernance se poserait directement.
Mais une distinction reste essentielle : une rémunération supplémentaire n’est pas automatiquement illégale. Tout dépend de sa nature, de son autorisation et des règles applicables à sa déclaration.
Première conséquence : une enquête et d’éventuelles sanctions
Si des éléments suffisamment solides étaient réunis, les instances compétentes pourraient examiner le dossier et déterminer si les faits relèvent d’une violation des règles de la FIFA. Selon les conclusions et les dispositions applicables, une procédure disciplinaire pourrait déboucher sur différentes mesures. Le Code d’éthique de la FIFA prévoit notamment, selon les infractions retenues et leur gravité, des avertissements, des amendes ou des interdictions de participer à des activités liées au football.
Il serait cependant prématuré d’annoncer une sanction précise contre Infantino. Aucune décision ne peut être déduite des seules révélations de presse. Une éventuelle procédure devrait établir les faits, examiner les explications des personnes concernées et respecter les garanties prévues par les règles applicables. La question d’une enquête ne doit pas non plus être confondue avec celle d’une condamnation. Même si un examen était ouvert, il faudrait encore déterminer si une infraction a été commise et quelle réponse serait justifiée.
Une pression accrue sur sa présidence
Une deuxième conséquence pourrait être politique. Si les accusations étaient confirmées, les critiques visant la gouvernance d’Infantino gagneraient en poids. Les fédérations membres et les confédérations pourraient demander des explications plus poussées sur la rémunération du président, le fonctionnement des structures liées aux compétitions et le rôle des organes de contrôle financier. Une telle situation pourrait également relancer les appels à un contrôle indépendant et à une publication plus complète des avantages ou paiements associés aux fonctions dirigeantes.
Pour autant, une controverse ne provoque pas automatiquement la destitution d’un président de la FIFA. Son maintien en fonction dépend des règles de l’organisation et des décisions prises par les instances compétentes. Les statuts prévoient notamment la possibilité d’une procédure de défiance. Reuters rapportait en août 2026 qu’une demande écrite soutenue par au moins 20 % des 211 associations membres — soit 43 fédérations — pourrait conduire à la convocation d’un Congrès extraordinaire. Une telle démarche nécessiterait ensuite un vote selon les règles applicables.
Ce mécanisme ne serait pas automatiquement déclenché par une enquête ou par des révélations médiatiques. Il faudrait une mobilisation politique suffisante des fédérations membres.
Sa candidature de 2027 pourrait-elle être fragilisée ?
L’élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027, représente un autre enjeu majeur. Si les faits étaient confirmés, l’affaire pourrait peser sur la campagne d’Infantino et donner davantage d’arguments à ses opposants. Ceux-ci pourraient faire de la transparence financière un axe central de leur contestation. Ils pourraient également réclamer des engagements plus stricts sur la publication des rémunérations et l’indépendance des mécanismes de contrôle.
Toutefois, une polémique ne signifie pas nécessairement une défaite électorale. Le résultat dépendra des soutiens dont disposent les candidats et des choix des associations membres.
Au-delà du sort personnel d’Infantino, la réputation de la FIFA pourrait être affectée si une violation des règles de transparence était établie. L’organisation devrait alors expliquer comment les versements ont été autorisés, pourquoi ils n’apparaissent pas dans les documents publics concernés et quelles mesures seraient prises pour éviter qu’une situation similaire se reproduise. En définitive, si les accusations étaient confirmées, Gianni Infantino pourrait faire face à une combinaison de risques disciplinaires, politiques et réputationnels. Mais la conséquence la plus immédiate serait probablement une pression accrue pour obtenir des explications transparentes. À ce stade, les faits rapportés doivent encore être établis par les instances compétentes.

