RDC : Kinshasa affirme avoir repris du terrain face au groupe armé Mobondo
- redacteur3.0
- août 18, 2026
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Le ministre congolais délégué en charge des anciens combattants, Éliezer Ntambwe, a affirmé lundi 17 août que le gouvernement progressait dans sa lutte contre la milice Mobondo. Après quatre années de violences ayant fait plus de 5 000 morts et déplacé 280 000 personnes, Kinshasa mise désormais sur les redditions et la réinsertion pour restaurer la paix dans l’ouest du pays.
Apparu en 2022 dans le territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, à la suite d’un conflit foncier entre les communautés Teke et Yaka, le groupe Mobondo avait rapidement étendu ses activités aux provinces du Kwilu et du Kwango, jusqu’aux portes de Kinshasa.
Selon le ministre, près de 600 ex-miliciens ont déjà été transférés à Kanyama Kasese, dans le sud-est du pays, où ils suivent un processus de réinsertion auprès du Service national. Cent quarante-six armes ont officiellement été remises aux autorités militaires, d’autres étant encore en cours de centralisation. Soixante-douze villages auraient été pacifiés et les routes nationales 1 et 17 seraient désormais praticables « sans crainte », selon Éliezer Ntambwe.
La menace n’est toutefois pas totalement écartée. Des combattants restent retranchés dans la brousse. Kinshasa privilégie la sensibilisation plutôt qu’une offensive militaire ou des négociations secrètes pour obtenir de nouvelles redditions.
Sur la question des responsabilités, le gouvernement n’exclut pas le recours à une justice transitionnelle, fondée sur la réconciliation et la non-répétition. Éliezer Ntambwe défend également une lecture différente des origines de la crise : un conflit foncier qui a dégénéré, plutôt qu’une guerre intercommunautaire.

