CEDEAO : Le Sénégalais Birame Diop nommé à la tête de la Commission
- redacteur3.0
- juillet 20, 2026
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La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a un nouveau président de sa Commission. Réunis dimanche 19 juillet à Freetown, en Sierra Leone, les chefs d’État de l’organisation ont désigné le général sénégalais Birame Diop pour diriger l’institution au cours des quatre prochaines années.
Seul candidat en lice, Birame Diop succède au Gambien Omar Alieu Touray. Le sommet a également entériné la prise de fonction du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à la présidence tournante de la Cédéao et validé le projet de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc.
Un militaire expérimenté aux commandes
Ancien ministre sénégalais des Forces armées, Birame Diop dispose d’une longue expérience militaire et diplomatique. Chef d’état-major général des armées en 2020, il a ensuite occupé les fonctions de conseiller militaire au département des opérations de maintien de la paix des Nations unies entre 2021 et 2024. Cette connaissance des questions sécuritaires et des organisations internationales est considérée comme un atout alors que la Cédéao fait face à d’importants défis, notamment la montée du terrorisme et le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l’organisation.
Des réformes attendues
Le nouveau président de la Commission aura pour mission de mettre en œuvre les réformes engagées par la Cédéao afin de renforcer son efficacité. Parmi les priorités figurent la relance de la Force en attente de l’organisation, la coopération sécuritaire avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ainsi que la lutte contre le terrorisme dans la région. Les dirigeants ouest-africains ont également insisté sur la nécessité de préserver le dialogue avec les États de l’AES malgré leur départ de la Cédéao.
Une vision pour 2050
En marge du sommet, les États membres ont présenté leur feuille de route « Cédéao des peuples 2050 ». Ce programme ambitionne de renforcer la paix, la sécurité, la démocratie, l’intégration économique et la valorisation de la jeunesse. Les participants ont toutefois souligné que la réussite de cette stratégie passera par la mise en place d’un financement durable, condition jugée indispensable pour concrétiser les ambitions affichées par l’organisation régionale.

