Côte d’Ivoire : Lourd bilan après des inondations meurtrières
- redacteur3.0
- juillet 3, 2026
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La Côte d’Ivoire fait face à de fortes intempéries depuis plusieurs semaines. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 1er juillet 2026, le gouvernement ivoirien a annoncé un bilan provisoire de 59 morts liés aux inondations, glissements de terrain et effondrements enregistrés dans plusieurs localités du pays.
Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, le district autonome d’Abidjan figure parmi les zones les plus durement touchées par cette saison des pluies particulièrement meurtrière. La commune d’Attécoubé a payé le plus lourd tribut, avec une vingtaine de décès recensés. Les autorités indiquent que plusieurs victimes vivaient dans des zones déjà identifiées comme dangereuses, notamment des secteurs exposés aux inondations et aux glissements de terrain.
Le gouvernement souligne que certaines familles avaient déjà été évacuées lors d’opérations précédentes, mais seraient revenues s’installer dans ces zones à risque malgré les dangers. Face à cette situation, l’exécutif ivoirien renouvelle son appel à la prudence et invite les populations vivant dans les bas-fonds, ravins, zones inondables ou secteurs menacés par des éboulements à respecter strictement les consignes d’évacuation.
Selon Amadou Coulibaly, les quartiers où les habitants ont accepté d’être relogés n’ont enregistré aucune perte humaine, preuve selon lui que les mesures de prévention peuvent considérablement réduire les risques. Au-delà du lourd bilan humain, les intempéries ont également causé d’importants dégâts matériels. Plusieurs routes ont été submergées, des habitations endommagées, des murs effondrés et diverses infrastructures affectées.
Comme chaque saison des pluies, ces nouvelles inondations remettent en lumière les défis liés à l’urbanisation rapide d’Abidjan et à l’occupation persistante de zones impropres à l’habitation. Malgré les campagnes de sensibilisation et les opérations de déguerpissement menées ces dernières années, de nombreuses familles continuent de vivre dans des secteurs vulnérables, souvent par manque de solutions de relogement adaptées.

