RDC : Lancement d’un essai clinique contre Ebola Bundibugyo
- redacteur3.0
- juillet 3, 2026
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La République démocratique du Congo a lancé un essai clinique international pour tester un potentiel traitement contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, en pleine expansion de l’épidémie dans l’est du pays. Baptisé PARTNERS, cet essai a démarré début juillet en Ituri.
L’étude vise à évaluer l’efficacité de deux traitements antiviraux jamais testés contre cette souche spécifique du virus : un anticorps monoclonal, le MBP134, conçu pour neutraliser directement Ebola, et le remdésivir, antiviral déjà utilisé dans d’autres contextes. Les chercheurs analyseront également les effets d’une combinaison des deux traitements.
Coordonné par l’Institut national de recherche biomédicale, en partenariat avec l’Organisation mondiale de la Santé, l’Université d’Oxford, l’Institut de médecine tropicale d’Anvers et Médecins Sans Frontières, cet essai de plateforme permettra aussi d’intégrer d’autres traitements au fil de l’évolution de la recherche.
Selon le dernier rapport sanitaire, la RDC comptabilisait au 1er juillet 1 460 cas confirmés et 452 décès, soit un taux de létalité de 30,9 %. L’épidémie continue de progresser rapidement, avec une moyenne de 38 nouveaux cas confirmés par jour au cours des deux dernières semaines. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a confirmé qu’un premier patient a déjà été recruté dans le cadre de l’essai. Les participants bénéficieront de soins complets, incluant perfusions, oxygène et prise en charge symptomatique, tout au long du suivi médical.
La riposte sanitaire reste toutefois confrontée à de nombreux défis. En Ituri et au Nord-Kivu, plusieurs centres de traitement sont saturés, tandis qu’un déficit de financement de 20 millions de dollars freine les opérations. La méfiance de certaines communautés et les violences compliquent également la prise en charge des malades. Cette semaine encore, un centre de traitement Ebola en Ituri a été attaqué, causant la mort de deux personnes et l’incendie des installations. Plusieurs patients ont pris la fuite, compromettant davantage les efforts de contrôle de l’épidémie.
L’épidémie actuelle est déjà considérée comme l’une des plus importantes jamais enregistrées sur le continent africain pour la souche Bundibugyo. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent les plus touchées, avec une concentration majeure des cas en Ituri, où plus de 90 % des infections ont été recensées.

