Au Maroc, les femmes représentent désormais 41 % de la main-d’œuvre industrielle et occupent 30 % des postes de direction. Des chiffres qui traduisent une évolution progressive du tissu économique national et une présence féminine de plus en plus affirmée dans les secteurs productifs.
Une progression notable dans l’emploi industriel
Le secteur industriel marocain enregistre une participation féminine en hausse. Selon les données communiquées, 41 % des effectifs de l’industrie sont aujourd’hui composés de femmes. Un niveau qui place le Royaume au-dessus de plusieurs standards observés à l’international.
Cette présence concerne aussi bien les métiers de production que les fonctions techniques, administratives ou liées à la gestion. Elle témoigne d’une transformation progressive du marché du travail et d’un élargissement de l’accès des femmes à des secteurs autrefois majoritairement masculins.
Des responsabilités de plus en plus importantes
Autre indicateur de cette évolution : les femmes occupent désormais 30 % des postes de direction dans l’industrie marocaine. Une progression constante relevée au cours des dix dernières années.
Cette tendance reflète une reconnaissance accrue des compétences féminines dans la conduite des entreprises, la stratégie et le management. Elle s’inscrit également dans un mouvement plus large visant à renforcer la diversité au sein des instances décisionnelles.
Le secteur pharmaceutique en tête
Parmi les différentes branches industrielles, l’industrie pharmaceutique apparaît comme l’un des secteurs les plus avancés. Elle affiche une quasi-parité entre les femmes et les hommes dans plusieurs catégories d’emploi.
Ce positionnement s’explique notamment par la forte qualification requise dans ce domaine, mais aussi par l’évolution des politiques de recrutement et de promotion interne.
Un enjeu économique et social
Au-delà des statistiques, la progression des femmes dans l’industrie constitue un indicateur important de la modernisation économique du Maroc. Elle met en lumière les mutations sociales en cours, tout en posant la question de la consolidation des acquis et de l’accès élargi aux postes de responsabilité.
Samuel Richard KAKPO