Une humanitaire française de l’Unicef tuée dans une frappe à Goma : Emmanuel Macron exprime l’émotion de la Nation

Le président de la République a annoncé ce mercredi le décès d’une ressortissante française travaillant pour l’Unicef, victime d’un bombardement nocturne dans un quartier résidentiel de Goma. Ce drame intervient alors que la capitale du Nord-Kivu est au cœur d’intenses tensions militaires.

C’est via le réseau social X que le président Emmanuel Macron a partagé la nouvelle ce mercredi 11 mars. Le chef de l’État a confirmé qu’une « humanitaire française de l’Unicef » avait perdu la vie à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Tout en adressant « le soutien et l’émotion de la Nation » à la famille et aux proches de la victime, Emmanuel Macron a fermement rappelé les principes fondamentaux de protection en zone de conflit : « J’appelle au respect du droit humanitaire et des personnels qui sont sur place et qui s’engagent pour sauver des vies ».

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la nuit de mardi à mercredi a été marquée par des détonations et le vrombissement de drones au-dessus de la capitale provinciale. La ville de Goma, située à la frontière rwandaise, est actuellement sous la pression constante du groupe antigouvernemental AFC/M23.

Les secours dépêchés sur les lieux ont confirmé que la ressortissante française a été mortellement touchée par une frappe ayant visé directement la maison où elle résidait.

Le drame s’est produit dans le quartier de Himbi, une zone résidentielle aisée située en bordure du lac Kivu. Ce secteur est connu pour abriter de nombreuses résidences d’expatriés, ainsi que des bureaux et des logements de personnels d’organisations internationales et d’ONG.

L’origine exacte des tirs et le bilan global de cette attaque restent, pour l’heure, incertains. Si des sources humanitaires évoquent plusieurs sites visés et d’autres victimes potentielles, aucune source officielle n’a encore pu établir de bilan définitif.

Ce décès souligne une nouvelle fois la précarité extrême du travail humanitaire dans l’est de la RDC, où les civils et les agents de l’ombre paient un tribut de plus en plus lourd à l’escalade des violences.

Secondine GOZINGAN

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